Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a présidé à Dakar la deuxième édition de la réunion annuelle de partage d’informations entre son département et les établissements privés d’enseignement supérieur (EPES). La rencontre s’est tenue à l’amphithéâtre de l’Institut Polytechnique de Dakar (IPD) Thomas Sankara.
Lors de cette rencontre, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la régulation du secteur et le respect des textes législatifs et réglementaires. Selon lui, les établissements privés jouent aujourd’hui un rôle stratégique dans le système universitaire sénégalais, notamment en contribuant à l’élargissement de l’offre de formation et à l’accueil d’un nombre croissant d’étudiants.
En effet, près de 21 % des étudiants sénégalais poursuivent leurs études dans des établissements privés, ce qui confirme l’importance de ce sous-secteur dans la formation du capital humain. Pour Daouda Ngom, il est essentiel de consolider un partenariat responsable entre l’État et les acteurs privés afin de garantir des formations de qualité et adaptées aux besoins du marché du travail.
Le ministre a également souligné que l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation sont devenus des leviers essentiels de développement, notamment dans un contexte mondial marqué par les transformations numériques, économiques et environnementales. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique de la Vision Sénégal 2050, qui vise à construire une économie fondée sur un capital humain qualifié.
De son côté, Massamba Diouf, secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-Sup), a rappelé que le Sénégal compte environ 300 000 étudiants, dont près de 33 % sont inscrits dans des établissements privés. Il a également indiqué que ces institutions sont évaluées selon les mêmes standards que les universités publiques, afin de garantir la qualité des formations.
Entre 2014 et 2025, 226 établissements privés ont été évalués par l’ANAQ-Sup, dont 165 ont obtenu une habilitation. Par ailleurs, 503 programmes de formation ont été examinés, avec 385 accréditations accordées, soit un taux d’environ 74 %.
Pour sa part, Benoît Tine, directeur de l’Enseignement supérieur privé, a insisté sur la nécessité d’assainir et de renforcer l’écosystème du secteur. L’objectif, selon lui, est de faire du Sénégal un pôle de formation de référence en Afrique francophone, capable d’attirer davantage d’étudiants et de renforcer la crédibilité des diplômes sénégalais.
Source : Le Soleil